On est en octobre. Il reste environ 80 jours à 2026.
C’est le moment idéal pour faire ce que peu de gens font : réviser honnêtement ses objectifs de début d’année. Pas pour se féliciter, pas pour se flageller — pour voir où on en est vraiment et décider quoi faire avec le temps qu’il reste.
Voici le mien. Sans filtre.
L’entraînement — objectif transformé
L’objectif de départ : perdre du poids et gagner en force. Simple sur papier.
La réalité : une année en dents de scie. Un épisode de fatigue inexpliquée au printemps que je n’ai pas encore bien cerné, un stress au travail qui a bouffé de l’énergie que j’aurais voulu mettre ailleurs, et une cadence d’entraînement qui a varié du tout au rien selon les mois.
Est-ce que j’ai perdu du poids ? Pas vraiment sur la balance. En gras corporel, probablement — mais je n’ai pas de chiffres précis.
Est-ce que j’ai progressé ? Oui, par à-coups. La nutrition a été meilleure, le focus sur les protéines s’est installé tranquillement. Et depuis quelques semaines, je suis reparti sur une base plus solide : gym plus assidu, sommeil qu’on travaille à améliorer, alcool réduit à zéro.
Ce n’est pas l’objectif que j’avais imaginé. Mais c’est un objectif qui évolue plutôt qu’un objectif abandonné.
Le projet père-fils — objectif chamboulé
J’en ai déjà parlé dans un article récent, mais je ne peux pas faire ce bilan sans l’inclure.
L’objectif était clair : faire une activité physique importante ensemble. La réalité a commencé par une fracture au bras en février — ski, Big Air, montagne 1 / fils 0. Plâtre jusqu’en juin.
Ça aurait pu tuer le projet. Ça ne l’a pas fait.
Ce qui s’est passé à la place : théâtre, grade honorifique au karaté, nouvelles amitiés, confiance en soi qui a grandi d’une façon qu’aucun entraînement physique n’aurait pu produire. Et la randonnée du Gros Dickey est prévue d’ici la fin octobre — l’objectif original est encore vivant, juste décalé.
Leçon apprise : un objectif chamboulé n’est pas un objectif raté. Parfois la vie te pousse dans une meilleure direction que celle que tu avais planifiée.
Les revenus — objectif en construction
L’idée était d’évaluer deux pistes : un projet immobilier et un side line créatif autour de la peinture et du dessin.
Honnêtement ? Ça avance, mais rien de concret ni de rentable encore. Les deux pistes sont encore là, explorées, mais pas encore concrétisées. Le projet immobilier demande de l’analyse et du timing. Le côté créatif demande du temps que je n’ai pas toujours eu.
Je ne considère pas ça comme un échec — je considère ça comme un travail de fond qui prendra sa forme en 2027. Les bases se posent, même si elles ne se voient pas encore.
Les rénovations — objectif le plus tangible
C’est probablement l’objectif où j’ai le plus de concret à montrer.
Le patio est terminé. C’était un projet qui traînait depuis un moment et le voir complété, c’est satisfaisant d’une façon que peu de choses procurent — le résultat est là, physique, visible.
En bonus : une chambre d’un des trois enfants a eu droit à un redesign complet. Et j’attaque maintenant une autre partie de la maison qui avait besoin d’amour. Les rénovations, c’est sans fin — mais au moins on avance.
Ce que ce bilan m’apprend
En regardant tout ça ensemble, je réalise quelque chose : aucun de mes objectifs n’est exactement où je l’avais imaginé en janvier. Certains ont avancé différemment. Certains sont encore en chantier. Aucun n’est exactement raté.
Ce que la révision d’objectifs m’apprend, c’est que l’important n’est pas d’avoir tout coché — c’est d’être encore dans le jeu. D’avoir continué à bouger, même les mois difficiles. D’avoir ajusté plutôt qu’abandonné.
Dans quelques semaines, je vais m’asseoir pour préparer mes objectifs 2027. Ce bilan va être ma matière première. Pas pour me punir de ce qui n’a pas marché — pour mieux calibrer ce qui vient.
Et toi, est-ce que tu as fait ta révision d’objectifs 2026 ? C’est le bon moment — pas trop tôt, pas trop tard. J’aimerais savoir où tu en es dans le groupe Facebook.
— Jon