Je me suis souvent fait dire, jeune, de faire attention avec le partage des connaissances. Mon savoir versus les gens qui m’entouraient. Sans trop comprendre pourquoi, on me conseillait de faire attention. Bref de garder mes secrets. J’ai compris plus tard que c’était pour développer ou me garder un avantage injuste vis-à-vis mon employeur, mais surtout vis-à-vis mes collègues de travail. Avec le temps j’ai compris qu’effectivement développer cet avantage injuste en terme d’employé était important. Toutefois j’ai aussi compris au final, que ce n’était pas le partage de connaissances le problème, mais plutôt une question d’améliorer sa valeur personnelle au yeux des autres.
La valeur de la connaissance
Lorsque l’on parle de connaissances , j’ai appris que celles-ci sont « cheap ». Elles sont universelle et peu importe la culture. Nous pouvons tous apprendre, même je crois qu’il est important de toujours apprendre – ou du moins de rester en mode « apprentissage ». Aussi, en plus d’être « cheap », ce ne sont pas toutes les connaissances qui ont la même valeur à un moment donné. Par exemple, apprendre à utiliser l’Intelligence Artificielle a une valeur incroyable au moment d’écrire cet article, toutefois cela ne sera sans doute pas le cas dans 10 ans.
La valeur ajouté d’une connaissance n’est pas d’y avoir accès. Ce qui a de la valeur est de la posséder et de pouvoir l’utiliser. Un personne pouvant monétiser ses connaissance aura beaucoup plus de valeur que celle-ci qui ne l’utilise pas. De plus le partage des connaissance – bref comme les professeurs – a une valeur inestimable lorsque bien utiliser. L’éducation est une business, toutefois la manière dont elle est gérée aujourd’hui n’est pas optimale vis-à-vis le « marché de l’emploi » – surtout dans un contexte québécois. Je pourrai développer sur le sujet plus tard, toutefois je crois que notre potentiel est mal utilisé.
Le diplôme
Le diplôme au début de notre vie professionnel est ce qui représente que l’on a le minimum de qualification pour l’emploi. Toutefois les jobs de qualité requiert souvent un 5 ans minimum sur le marché du travail – ce qui est le paradoxe de la formation / expérience de travail. Souvent les « vieux » gestionnaires vont préféré embaucher l’expérience au dépend de la connaissance. Toutefois les nouvelles formations – celles de qualités – sont souvent accompagnées des nouvelles façons de faire ainsi que la nouvelle technologie dans le secteur de compétence recherché.
L’expérience s’acquiert par le travail oui, mais aussi par le partage de connaissance avec nos collègues. Je crois qu’il faut seulement pouvoir l’utiliser et toujours avoir un esprit ouvert à vouloir apprendre un peu plus, chaque jour. Après 40 ans je me dis souvent comment puis-je aider certains de mes collaborateurs et je me rend compte que nous ne sommes pas tous au même point, ou au même niveau de notre vie.
Personnellement j’ai choisi d’abandonner un DESS en gestion de la TI, pas par le manque de motivation, mais plutôt par le manque d’énergie. J’ai aussi réaliser que le papier n’avait aucune valeur sauf d’être un trophée sur mon mur. Oui il m’a couté cher, oui les connaissances était absolument hallucinante pour ce qui est de ma valeur personnelle, mais cela me permet aussi de raconté l’histoire d’une personne pleine d’ambition qui a choisi sa santé au dépend de l’épuisement ou de la maladie.
La documentation, une valeur insoupçonnée
Un des enjeux dans notre économie du savoir – même à l’ère de l’IA – reste la documentation. Quoi que ce ne sont pas toute les données ou l’information n’est pas toujours bonne. Toutefois si la documentation est bien fait, nous pouvons en tirer un potentiel de connaissance intéressant et pouvant être utilisé plus tard. Documenter nos expériences est justement une forme de partage de connaissance et c’est la base dans le partage de valeur ajoutée lié à la connaissance. Autant que cela permet de régler un problème actuel qui survient dans un futur, ou tout simplement documenter des méthodes de travail qui sont efficaces.
La méthode scientifique pour valider les connaissances reste quand même une méthodologie solide. Car comme je l’ai indiqué ce n’est pas toute les connaissances qui ont la même valeur, mais d’être en mesure de documenter « problème » + « logique de traitement » + »solution »/validation reste la bonne méthode. Prendre le temps d’expliquer aussi le contexte est très important car une solution peut s’appliquer pour un contexte mais pas l’autre.
Pour faire un liens avec l’IA, j’ai récemment fait un débug et en expliquant les symptômes, le robot a pu me fournir assez d’informations et de piste de solution que j’ai pu réparer mon problème à environs 95%. Il me reste quelques actions a prendre – où je n’ai pas le temps de les faires pour m’assurer d’une reprise à 100%.


